Hépatite virale de type C (clos)

IPH 1101 a fait l'objet d'un essai clinique de Phase IIa chez des patients chroniquement infectés par une HVC. Les résultats de cet essai ont été rendus publics en juin 2009 et présentés aux congrès de l'AFEF (Association Française pour l'étude du foie) et de l'AASLD (American Association for the Study of Liver Diseases) en septembre et novembre 2009 respectivement.

Essai de Phase II dans l’hépatite virale de type C (IPH 1101-203)

IPH 1101-203 était une étude de Phase IIa multicentrique, en protocole ouvert, destinée à évaluer l’effet sur la charge virale, la tolérance et la pharmacodynamique du traitement IPH 1101 avec ou sans IL-2 faible-dose chez des patients chroniquement infectés par le virus de l’hépatite de type C, naïfs de tout traitement ou en rechute après une ligne de traitement de référence.
Le rationnel de l’étude était basé sur le rôle reconnu des cellules γδ dans l’immunité anti-infectieuse, et en particulier à stimuler la production de certaines cytokines.

Le critère d'évaluation principal d'efficacité était la diminution d’au moins 0,5 log10 de la charge virale chez au moins 6 patients sur 13 évaluables dans chaque bras.

Le protocole prévoyait le traitement de 26 patients, répartis en 2 groupes, recevant respectivement IPH 1101 (750mg/m²) avec ou sans IL-2 (2MUI), durant deux cycles à trois semaines d’intervalle. 28 patients ont été traités dans l’essai et évaluables pour la tolérance. 25 étaient évaluables pour l’analyse d’efficacité.

Dans le Bras A, 5 patients sur 13 évaluables (soit 38%) ont montré une baisse de leur charge virale d’au moins 0,50 log10, avec une baisse médiane de -0,69 log10 (+/- 0,15). Dans le Bras B, 7 patients sur 12 évaluables (soit 58%) ont montré une baisse de leur charge virale d’au moins 0,50 log10. La baisse médiane des patients répondeurs dans le Bras B a été de -0,65 log10 (+/- 0,13).

La baisse a été rapide après l’injection et a duré jusqu’à 3 jours. Dix patients sur 19 présentant un génotype 1 ainsi que deux patients sur trois présentant un génotype 4 (les plus difficiles à traiter) ont eu une baisse de la charge virale de plus de 0,5 log10.

La baisse de la charge virale est corrélée avec des biomarqueurs d’activation immunitaire, tels que la production de cytokines, ce qui confirme le mode d’action antiviral des lymphocytes Tγδ.

La tolérance a été très bonne dans cette étude et aucun événement indésirable grave n’a été rapporté.

Des abstracts détaillant les données et les résultats de cet essai ont été soumis à de prochains congrès médicaux internationaux.

Lire le communiqué complet du 29 juin et voir la présentation associée à la conférence téléphonique qui s’est tenue le même jour :

 

 

Voir les posters présentés au 60ème congrès annuel de l'AASLD's (American Association for the Study of Liver Diseases) à Boston, MA, USA, qui s'est tenu du 30 octobre au 3 novembre 2009

 

 

γδ T-cell agonist IPH 1101 triggers antiviral functions in chronically infected HCV patients treated in a Phase 2 study

 

 

 

 

 

Repeated administrations of IPH 1101 alone or combined with low dose IL-2 in patients chronically infected by the HVC: efficacy, safety and immuno-monitoring results of a Phase 2 study

 

 

A propos de l’hépatite virale de type C

Selon l’OMS, il y aurait 170 millions de personnes affectées de façon chronique d’une hépatite virale de type C, une cause majeure de cirrhose et de cancer primitif du foie (carcinome hépatocellulaire). Chaque année, le nombre de nouveaux cas d’hépatite virale de type C s’élèverait à 3 ou 4 millions dans le monde (Source : UNAIDS et Organisation Mondiale de la Santé, 2005). Au Etats-Unis, l’hépatite virale de type C est aujourd’hui la principale infection hématologique de long terme avec 4,1 millions de personnes infectées (1,6% de la population), 3,2 millions de personnes ayant une infection chronique et entre 8 000 et 12 000 décès par an (source : Center of Disease Control and Prevention). En outre, la cirrhose décompensée liée à l'hépatite C est la première cause de transplantation hépatique en Europe (source : Direction Générale de la Santé).
Le traitement repose actuellement sur l'association de deux médicaments - l'interféron α et la ribavirine - qui visent tous deux à bloquer la multiplication du virus. Cette bithérapie permet de contrôler durablement la maladie et d'éviter les complications dans environ 50% des cas (50 à 60% pour les genotypes 1 et 4, 20 à 30% seulement pour les genotypes 2 et 3). Cependant, en raison de la longueur de ce traitement (6 à 12 mois) et de ses effets secondaires, les professionnels de snté s’accordent généralement pour traiter les formes les plus actives de l’infection et surveiller sans traiter les formes peu évolutives.

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