Lymphome folliculaire (clos)

IPH 1101 a été testé en combinaison avec de l’IL-2 faible-dose et du rituximab en essai de Phase I/II chez des patients atteints d'un LF.
Les données finales de cet essai ont été présentées au congrès de l’EHA (European Hematology Association) en juin 2010. 

A propos de l’essai de Phase I/II avec IPH 1101 dans le lymphome folliculaire (essai IPH 1101-202) :

L’essai de Phase I/II dans le LF était une étude multicentrique internationale destinée à évaluer l’efficacité du traitement par IPH 1101, associé à de faibles doses d’IL-2, en combinaison avec le rituximab chez des patients présentant un lymphome folliculaire avec une faible masse tumorale, en récidive après une à quatre lignes de traitement, dont l’une au moins contenant du rituximab*, et devant recevoir un nouveau traitement par ce même anticorps. L’activité biologique et la tolérance de cette combinaison ont également été évaluées.

Le rationnel de cet essai se fonde sur deux types de données :

  • La forte cytotoxicité des cellules Tγδ vis-à-vis des cellules de lymphome dans des modèles cellulaires in vitro, et
  • Les résultats d’expérimentations précliniques qui montrent une synergie entre rituximab et les lymphocytes T γδ activés par IPH 1101, sur la déplétion des cellules de lymphome B par l’amélioration de la lyse dépendante de l’anticorps.

Le premier cycle de traitement par IPH 1101 a été administré une semaine après avoir débuté le traitement par rituximab. Le cycle de traitement par IPH 1101 était répété trois fois à trois semaines d’intervalle. L’efficacité de la combinaison a été évaluée par une revue centralisée indépendante sur la base du taux de réponses (complètes et partielles) au traitement dans les 6 mois suivant le traitement, d’après les critères d’évaluation standard.

En France, cette étude a été conduite avec l’appui des groupes coopératifs du lymphome GELA et GOELAMS.

Sur les 38 patients évaluables par revue centralisée indépendante, 17 ont montré une réponse, soit un taux de réponse globale de 45%. Parmi eux, 10 ont montré une réponse complète, soit un taux de réponse complète de 26%. Le taux de réponse complète observé dans des contextes similaires avec le traitement de référence (rituximab seul) est de 11% (Davis et al., Journal of Clinical Oncology, 2000).

La plupart des patients traités dans l’étude IPH 1101-202 étaient porteurs de l’allèle « F » (polymorphisme FcRgamma3a, un génotype associé à une moins bonne réponse au traitement par rituximab seul). L’analyse de la durée de réponse est en cours.

La combinaison a été bien tolérée chez la majorité des patients. Les effets secondaires les plus fréquents étaient liés au relargage de cytokines, réversibles sous traitement.

Les données de cet essai ont fait l’objet d’une présentation orale par le co-investigateur principal de l’étude, Pr. Jean-François Rossi (Chef du service Hémato-Oncologie et du Centre d’Investigation Clinique BT 509 à l’hôpital Lapeyronie à Montpellier) au congrès annuel de l’EHA (European Hematology Association) à Barcelone.

Voir la présentation

 

 

A propos du lymphome non-Hodgkinien

Le lymphome non-Hodgkinien (LNH) comprend un groupe hétérogène de plus de 20 maladies lymphoprolifératives malignes. C’est la sixième cause de mortalité par cancer aux Etats-Unis. Son incidence parmi tous les cancers a été de 4% en 2009.
Sa seconde forme la plus fréquente, après le lymphome diffus à larges cellules B, est le lymphome folliculaire (22% des LNH). Il y a eu 66 120 nouveaux cas de fLNH aux Etats-Unis en 2009 (Source: American Cancer Society).
L’anticorps monoclonal chimérique rituximab, dirigé contre l’antigène CD20 (exprimé à la surface de plus de 95% des lymphocytes B du lymphome) fait partie de l’actuel standard de traitement, approuvé en première ligne et en thérapie de maintenance ainsi que dans les lymphomes folliculaires chimiorésistants et en rechute.
Le taux de réponse global au retraitement par rituximab après rechute est d’environ 40%, ce qui souligne le besoin de nouvelles solutions thérapeutiques.

* Le rituximab est un anticorps cytotoxique ciblant le récepteur CD-20, commercialisé par Roche/Genentech et Biogen-Idec, sous les noms de Rituxan® / MabThera®.

 

Français