R&D Image

Fondements scientifiques de la Société

Historiquement, la Société a travaillé sur les cellules de l’immunité innée, qui pour certaines d’entre elles peuvent être activées pour détruire des cellules tumorales ou des cellules infectées par des virus. L’activation de l’immunité innée joue également un rôle essentiel dans la régulation de la réponse immune, particulièrement dans la mise en place d’une mémoire immunitaire et le contrôle de la tolérance vis-à-vis d’éléments potentiellement pathogènes. Ceci est particulièrement important dans le cas des cancers, qui peuvent échapper au système immunitaire lorsque celui-ci, ne reconnaissant plus la tumeur comme un élément étranger, y devient tolérant. Ceci peut aussi être intéressant dans les maladies inflammatoires chroniques, certaines cellules de l’immunité innée étant capables de réguler les cellules immunitaires suractivées.

Le développement de candidat-médicaments sur ces nouvelles cibles a été permis par un certain nombre d’avancées scientifiques au cours des années 90, notamment la description des mécanismes d’activation des populations cellulaires de l’immunité innée, à laquelle ont largement contribué les fondateurs scientifiques de la Société: Marc Bonneville et Jean-Jacques Fournié pour les lymphocytes Tγδ, Alessandro et Lorenzo Moretta pour les cellules NK. Ces avancées scientifiques ont ouvert la voie à des développements de nouvelles classes de candidat-médicaments.

Au cours de son développement, la Société a continué de cibler les récepteurs et les voies de régulation de l’immunité innée tout en élargissant les mécanismes d’action au-delà de l’immuno-modulation. Dans cette perspective, certains de nos candidat-médicaments ciblent directement des antigènes tumoraux originaux avec un mécanisme de cytotoxicité, comme c’est le cas de IPH 4101. Parallèlement à cette évolution, la Société a développé une expertise dans le développement de candidat-médicaments anticorps, une classe qui constitue aujourd’hui la totalité de son portefeuille.