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IPH 2101

Produit Anticorps monoclonal « fully human »
Indications potentielles Cancers, cancers hématologiques
Indications actuellement à l’étude

Leucémie Aiguë Myéloïde
Myélome Multiple 

Stade de développement Essais cliniques de Phase I et de Phase II
Prochains RDV Résultats définitifs de Phase I


Descriptif

IPH 2101 (anti-KIR) est un anticorps monoclonal entièrement humain qui bloque l’interaction entre les récepteurs inhibiteurs KIR des cellules NK (Natural Killer) et leurs ligands. Par ce blocage, il facilite l’activation des cellules NK et, potentiellement, la destruction des cellules tumorales par celles-ci. Pour plus de détail sur le mécanisme d’action de IPH 2101 et sur les cellules NK, voir mAbs ciblant les NK


Première preuve de concept indirecte chez l’homme

Le principe du mécanisme d’action de IPH 2101 a été validé de façon très convaincante dans le domaine de l’oncologie à la fois en modèle animal et chez l’homme.

Les résultats les plus intéressants sont ceux obtenus par le groupe d’Andrea Velardi, à l’université de Pérouse (Ruggeri, et al., 2002) puis confirmés et renforcés par d’autres résultats (Giebel et al., 2003, Leung et al., 2004, Hsu et al., 2005, Kroger et al., 2005) dans des situations de greffe de moelle allogénique (provenant d’un donneur, par opposition à autogreffe) chez des patients atteints de leucémies myéloïdes ou de myélomes multiples. Ils montrent que l’absence d’interaction entre le récepteur KIR et son ligand peut se traduire par une très forte amélioration de la survie du patient.

Dans les situations de greffes allogéniques, les cellules NK de certains donneurs ne possèdent pas de récepteurs inhibiteurs KIR compatibles avec le CMH.I (ligand) de l’hôte (voir mAbs ciblant les NK).
Il en résulte une impossibilité d’inhibition des cellules NK par ces récepteurs. L’activation de celles-ci quand elles rencontrent un antigène activateur, par exemple sur une cellule tumorale, est donc facilitée.
Ces NK sont dites « allo-réactives ».

Dans ces situations, on a pu montrer que la présence de NK allo-réactifs chez l’homme corrèle avec
l’absence totale de rechute même chez des patients très avancés dans la maladie, alors que la présence
de NK autologues n’a aucun effet.

 

IPH 2101 vise à mimer cette situation avec un agent pharmacologique – un anticorps monoclonal - d’usage plus aisé que la procédure très complexe d’un point de vue clinique que représente la greffe de moelle.
 

Dévelopement

Depuis son passage en développement  en juin 2005, et jusqu’à la fin du transfert au premier trimestre 2009, le développement du produit a été assuré par Novo Nordisk A/S. Depuis début 2009, Innate Pharma est responsable du développement de IPH 2101 et promoteur des essais en cours.

 

Clinique

IPH 2101 est aujourd’hui testé dans le cadre de deux essais de Phase II dans le myélome multiple (REMYKIR et KIRIMID) et dans le myélome asymptomatique (KIRMONO). Deux extensions d'essais de Phase I sont également en cours dans la leucémie myéloïde aiguë (LAM) et le myélome multiple.

Des résultats pour ces deux essais de Phase I ont été présentés au congrès international de l’American Society of Hematology en décembre 2009 (voir le communiqué et les présentations faites dans le MM et la LAM.)

Marché potentiel

Les études pré-cliniques et les données cliniques obtenues dans les situations de greffe allogéniques dirigent le développement du produit vers les indications d’onco-hématologie. Avec 13 290 nouveaux cas en 2008 aux Etats-Unis, la leucémie aigue myéloïde représente moins de 1% des cancers mais environ 30% des nouveaux cas de leucémie diagnostiqués aux Etats-Unis en 2008. L’incidence du myélome multiple aux Etats-Unis est de 19 920 cas par an. Les cellules NK sont cependant actives sur de nombreuses tumeurs liquides et solides (mélanome et cancer de l’ovaire notamment) et permettent d’envisager un marché très important en oncologie, si l’efficacité est confirmée au cours du développement.

De manière intéressante, nous avons pu montrer que le produit avait une action synergique in vitro et chez la souris avec certains anticorps thérapeutiques déjà approuvés (rituximab, alemtuzumab). La stimulation des cellules NK augmente effectivement l’un des mécanismes d’action des anticorps thérapeutiques cytotoxiques. Cette approche de combinaison ouvre des perspectives importantes au regard du marché existant et à venir pour les anticorps monoclonaux thérapeutiques en oncologie.

Bibliographie

voir mAbs ciblant les NK