Ouverture du 4ème essai clinique testant monalizumab (IPH2201)

  • Essai clinique de Phase Ib/II testant monalizumab en combinaison avec cetuximab dans les cancers de la tête et du cou en rechute ou métastatiques

  • Essai conduit en Europe et aux États-Unis

Innate Pharma SA (Euronext Paris : FR0010331421 – IPH) annonce aujourd’hui l’ouverture de l’essai clinique de Phase Ib/II testant monalizumab, un anticorps immunomodulateur anti-NKG2A « first-in-class » (jusqu’ici dénommé IPH2201), en combinaison avec cetuximab chez des patients atteints d’un cancer de la tête et du cou en rechute ou métastatique. Cet essai multicentrique se déroulera en Europe et aux États-Unis et pourra enrôler jusqu’à 70 patients. C’est le second essai testant monalizumab dans le cancer de la tête et du cou, après l’essai en monothérapie avant toute intervention chirurgicale ouvert en 2014.

Le Dr Pierre Dodion, Directeur Médical d’Innate Pharma, déclare : « HLA-E est fréquemment exprimé par les cellules tumorales des cancers de la tête et du cou. Monalizumab est un nouvel anticorps immunomodulateur qui cible à la fois les lymphocytes T et les cellules NK du système immunitaire, en empêchant leur inhibition par HLA-E exprimé par les cellules tumorales. De plus, monalizumab stimule la cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps (ADCC*), un des mécanismes d’action de cetuximab, donnant un fort rationnel à leur combinaison ». Il ajoute : « Tous les essais cliniques du plan de développement initial d’Innate Pharma sont maintenant ouverts au recrutement et impliquent des centres de référence. Nous allons travailler à l’élargissement de ce plan de développement et poursuivre l’exploration du potentiel de monalizumab ».

Le Dr Roger Cohen, Directeur Associé de la Recherche Clinique au Centre de Cancérologie Abramson et Professeur de Médecine à l’Hôpital de l’Université de Pennsylvanie, investigateur principal de l’étude, a déclaré : « Le cetuximab est la seule thérapie ciblée approuvée dans le traitement de patients atteints d’un cancer de la tête et du cou en rechute ou métastatique. Cependant, il induit un taux de réponses d’environ 13% et une durée de réponse inférieure à 6 mois, laissant un fort besoin médical pour cette population de patients. L’immuno-oncologie pourrait jouer un rôle majeur dans les cancers de la tête et du cou, comme le démontre un ensemble de données précoces très prometteuses. La combinaison de monalizumab et de cetuximab pourrait accroitre l’efficacité de cetuximab en activant le système immunitaire. C’est un rationnel très intéressant ».

Il s’agit du quatrième essai ouvert dans le cadre de l’accord global de co-développement et de commercialisation signé avec AstraZeneca en avril 2015. En plus de celui-ci, trois essais de Phase I/II sont déjà en cours, testant monalizumab, en monothérapie dans le cancer épidermoïde de la cavité buccale (un type de cancer de la tête et du cou) et dans le cancer de l’ovaire** ainsi que dans un essai en combinaison avec ibrutinib dans le traitement de la leucémie lymphoïde chronique.


* ADCC pour « antibody dependant cell cytotoxicity » soit cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps.

** L’essai mené dans le cancer de l’ovaire est sponsorisé par le NCIC Clinical Trials Group et conduit au Canada.
 

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