Innate Pharma présente les données précliniques d’activité antitumorale de son conjugué anticorps médicament IPH4502 au congrès annuel de l’AACR 2025

  • IPH4502 est un conjugué anticorps-médicament différencié ciblant Nectine-4 à base d’exatecan, actuellement évalué dans un essai clinique de Phase 1 dans des tumeurs solides avancées.

  • IPH4502 a démontré une efficacité antitumorale préclinique supérieure à l’enfortumab vedotin (EV) dans des modèles de carcinome urothélial exprimant des niveaux faibles ou hétérogènes de Nectine-4 ainsi que dans des modèles résistants à l’EV.

  • IPH4502 a montré une forte activité préclinique dans plusieurs types de tumeurs, notamment le cancer du sein triple négatif, le cancer de la tête et du cou, ainsi que le cancer de l'œsophage, ce qui soutient son potentiel pour une large application clinique.

Innate Pharma SA (Euronext Paris : IPH ; Nasdaq : IPHA) (« Innate » ou la « Société ») partage aujourd’hui de nouvelles données précliniques concernant IPH4502, son conjugué anticorps-médicament (ADC) innovant et différencié ciblant Nectine-4 à base d’exatecan, un inhibiteur de la topoisomérase I. Ces données ont été présentées au congrès annuel de l’association américaine de la recherche contre le cancer (American Association for Cancer Research - AACR).

Le ciblage de la Nectine-4 est validé par Enfortumab vedotin (EV), un ADC à base de monométhyl auristatine E (MMAE), approuvé pour le traitement du carcinome urothélial, une indication avec une forte expression de la Nectine-4. Cependant, l'arrêt de l'EV pour cause de toxicité, de rechute de la maladie ou d'inéligibilité au traitement, ainsi que son efficacité limitée dans les tumeurs à faible expression de Nectine-4, soulignent la nécessité d'un ADC différencié avec une meilleure fenêtre thérapeutique et un mécanisme d'action optimisé.

IPH4502 a démontré une activité antitumorale dans un modèle de xénogreffe dérivée de patient (PDX) résistant à l’EV, caractérisé par une augmentation de la protéine de résistance MDR1, soutenant son potentiel pour surmonter les mécanismes de résistance dans les maladies réfractaires à l’EV.

Au-delà du carcinome urothélial, IPH4502 a également montré une activité antitumorale dans des modèles précliniques de cancer du sein triple négatif, de carcinome épidermoïde de la tête et du cou et de cancer de l'œsophage, ce qui suggère une applicabilité clinique potentielle plus large.

Enfin, dans des modèles précliniques de tumeurs présentant une expression faible de Nectine-4, IPH4502 a démontré une activité antitumorale supérieure par rapport à un ADC ciblant Nectine-4 à base d’exatecan au stade clinique. Cette activité est soutenue par une internalisation accrue d’IPH4502, une cytotoxicité plus élevée et un effet “bystander” supérieur, lui permettant d’exercer une activité cytotoxique sur les cellules tumorales du microenvironnement n’exprimant pas Nectine-4.

« Nous sommes fortement encouragés par ces données précliniques, qui suggèrent qu’IPH4502 a le potentiel d’apporter un meilleur bénéfice clinique dans des indications où les besoins médicaux ne sont pas satisfaits. Ces résultats renforcent le rationnel soutenant notre essai clinique de Phase 1 en cours. Nous sommes impatients de partager les premières données cliniques en 2026 à mesure que le programme avance, » commente le Dr. Sonia Quaratino, Directrice Médicale d’Innate Pharma.

IPH4502 est actuellement évalué dans un essai de Phase 1 dans des tumeurs solides avancées connues pour exprimer Nectine-4 (NCT06781983).

Le poster est disponible sur le site internet d'Innate Pharma.


À propos d’IPH4502 :

IPH4502 est un ADC différencié, à base d’exatecan, un inhibiteur de la topoisomérase I, conçu pour cibler Nectine-4, une molécule d'adhésion cellulaire surexprimée dans plusieurs types de tumeurs solides, notamment le carcinome urothélial, le cancer du sein, le cancer du poumon non à petites cellules ou le cancer du tube digestif.

IPH4502 est actuellement évalué dans un essai de Phase 1 dans les tumeurs solides avancées. L'étude de Phase 1 évaluera la sécurité, la tolérance et l'efficacité préliminaire d’IPH4502 dans les tumeurs solides avancées connues pour exprimer Nectine-4, comme le carcinome urothélial, les cancers du poumon non à petites cellules, du sein, de l’ovaire, de l’estomac, de l’œsophage ou colorectal. L’étude prévoit le recrutement d’environ 105 patients.

Dans des études précliniques, IPH4502 a démontré un effet “bystander” important, lui permettant d’exercer une activité cytotoxique sur les cellules tumorales du microenvironnement ne présentant pas d’expression de Nectine-4, et une internalisation efficace, permettant une activité antitumorale puissante dans des modèles de tumeurs présentant des niveaux d’expression variables de Nectine-4. En outre, IPH4502 démontre une efficacité dans des modèles résistants aux ADC utilisant la MMAE. Ces résultats mettent en évidence le potentiel d’IPH4502 pour un développement au-delà du carcinome urothélial et chez les patients traités avec des ADC à base de MMAE.